Histoire de la race
Article paru dans la revue russe "Dogue de Bordeaux" en 2009.
Républié :
- dans le bulletin du Club français du Dogue de Bordeaux en août 2009
- dans le bulletin du Club italien des Molosses en septembre 2009.


The book for sale
Eugenia Chichkina

Mystères du Dogue de Bordeaux

            Le Dogue de Bordeaux est la race qui, jour après jour, acquiert de plus en plus de popularité et ne cesse de nous surprendre par la richesse de son histoire.

            Aujourd'hui, je vous dévoile ce qu'est réellement le « dogue de Bordeaux ».

            Pour ne pas répéter ce que j'ai déjà écrit auparavant, je conseille aux lecteurs curieux de lire mon livre  Un dogue de Bordeaux, où ils peuvent découvrir beaucoup de nouveautés, ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres éditions consacrées aux Dogues de Bordeaux…

            Il me faut pourtant, pour commencer, révéler le plus important.

            Premièrement, le dogue de Bordeaux n'était pas le « dog » (« dogue »). Deuxièmement, la dénomination « de Bordeaux » ne lui avait pas été attribuée selon l'endroit de son habitation, mais selon le caprice d'un éleveur chevronné, mais malchanceux, de la fin du XIX siècle.

            Tout d'abord notre favori reçut le nom d'« alant, allant », l'homonyme transformé du nom de la tribu des « Alains ( Alans) » venue de la région du Caucase à l'Ouest de l'Europe au cinquième siècle. Les Alains ont franchi le Rhin, et plus tard la Loire, puis se sont installés autour d'Orléans. Certains d'entre eux se sont fixés sur le bord du Rhône autour de Valence.

            On trouve aussi en Espagne des traces de leur passage et de leur présence en Occident.

            Il est incontestablement prouvé que les Alains sont à l'origine d'une race de chiens robustes importés par ceux-ci, race qui a gardé leur nom.

            L'apparence exacte de ces chiens à cette époque nous est inconnue. Néanmoins, au Sud-Ouest de l'Europe, au Moyen Age, les descendants de ces chiens ont formé plusieurs variétés. Et tout d'abord les « alanos espanols » (les « alants » espagnols).

            Jusqu'au Xème siècle à l'époque de l'empire Carolingien l'autre côté des Pyrénées appartenait à la France. Donc, au Sud-Ouest de la France, dans la région pyrénéenne qui avait des contacts permanents avec l'Espagne, d'autres variétés de ces chiens furent créées : « alant gentil », « alant vautre » et « alant de boucherie ».

            Le premier ressemblait plutôt à un très grand lévrier avec une tête rude et lourde, éant le produit sélectionné d'un croisement entre les « alants » et les lévriers. A cette époque les nobles préféraient la couleur blanche de cette variété. Cependant, il existait également des chiens bringés et noirs avec des taches blanches sur les pattes et la poitrine.

            Le deuxième, selon la description de l'écrivain médiéval Gaston Fébus (1331-1391), est présenté comme un chien lourd, pataud, ayant les oreilles lourdes et pendantes ; d'une couleur de robe bringée ou jaunâtre légèrement charbonnée. Il était « laid » et moins grand que le premier. Les nobles de l'époque ne ménageaient pas de tels chiens et les lançaient contre le sanglier. Si ces chiens mouraient de ses défenses, les chasseurs n'avaient pas le moindre regret.

            Certains auteurs actuels, regardant les gravures dans le livre de Gaston Fébus, sont portés à croire qu'ils voient un tel chien parmi d'autres. Pourtant, cette opinion peut être erronée, car à cette époque certains chiens courants avaient également l'apparence des chiens lourds.

            Concernant le troisième type d'« alant », nous savons que c'était un chien des bouchers. A juger par les paroles de Gaston Fébus, qui l'appelle « mastinail », nous pouvons imaginer son apparence. Cette variété était le produit du croisement entre l'« alant » et le « mâtin », ce dernier étant le type primitif de grands bergers (selon leur fonction; la classification actuelle leur a attribué l'appellation "chiens type de montagne") qui jadis ressemblaient (par leur apparence) plus aux chiens actuels comme les bergers allemands ou belges (mais, bien plus robustes). Malgré ce croisement étrange, l'« alant de boucherie » ressemblait plus à un « alant » qu'à un chien berger.

            Au XIème siècle le duc de Normandie conquit l'Angleterre, dont il devint roi. Il a donc rattaché ses terres françaises à sa couronne. Après  plusieurs mariages stratégiques ses successeurs possédèrent plus de la moitié des territoires français, surtout dans la partie occidentale : le duché d'Aquitaine avec la ville de Bordeaux, le duché de Gascogne, ainsi que le comté de Toulouse leur appartinrent. 

            Au XIIIème siècle le roi de France a reconquis une grande partie de ces territoires, mais l'Aquitaine restait sous la domination des Anglais. Au XIVème siècle la Guerre de Cent Ans éclate entre la France et l'Angleterre, car chaque pays veut posséder cette riche province.

            Le féodal Gaston Fébus, comte de Foix et vicomte de Béarn possédait de vastes territoires, mais morcelés, dans la région pyrénéenne (actuels Pyrénées-Atlantiques, Landes, le Gers, Basses-terres albigeoises (une partie du Tarn actuel), le Lautrec et aussi une partie de la Haute-Garonne.

            Pour les possessions occidentales, Gaston III devait hommage au roi d'Angleterre. Ces terres orientales étaient soumises à la juridiction du roi de France. C'est pourquoi le comte fut contraint de mener une politique habile entre les intérêts des couronnes de France et d'Angleterre, moyennant quoi il sauvegarda ses terres de la dévastation de la Guerre de Cent Ans. La disposition de ses domaines forçait les deux rois rivaux à chercher l'amitié du comte de Foix, pour qu'il ne se rallie pas à l'ennemi.

            Grâce à son mariage avec Agnès de Navarre, la princesse espagnole, son influence s'est étendue profondément sur le territoire d'Espagne. La politique autocrate de Gaston Fébus allait beaucoup profiter à l'essor économique du Béarn. Le comte a presque réussi à créer un véritable royaume pyrénéen (du comté de Foix jusqu'à la Soule), indépendant de la couronne anglaise et française. Pour ses ambitions le prince de Béarn a été surnommé « Le Lion des Pyrénées».      

            A cette époque, la chasse représentait plus qu'un loisir. Elle englobait l'ensemble des valeurs morales et religieuses. Elle permettait d'éviter l'oisiveté – l'origine de tous les vices ! La chasse servait à former l'homme pour la guerre (en développant l'art de l'équitation et de la stratégie).

            Gaston Fébus étant un chasseur passionné possédait un grand cheptel de chiens et beaucoup de chenils aménagés. C'est justement ses terres épargnées par la guerre qui sont devenues le noyau de l'élevage des alants en France. Gaston Fébus écrivit des livres, y compris le célèbre « Livre de Chasse » dicté à un copiste béarnais entre 1387 et 1389. Ce livre est écrit en français alors que la langue maternelle du comte de Foix était le béarnais.

            L'influence de ce prince sur la culture de la région est inestimable. De nos jours le souvenir de ce noble chevalier reste dans la région comme un témoignage précieux de l'histoire culturelle du Moyen Âge.

            Plus tard, à la fin de XVème siècle, l'idée du « royaume pyrénéen » (pour une courte période) est devenue une réalité grâce au mariage d'un des vicomtes béarnais avec l'héritière du royaume de Navarre. Les descendants de ce vicomte avaient reçu le titre de Rois de Navarre jusqu'au moment où le roi d'Espagne a annexé toute la Navarre espagnole.

            De l'autre côté des Pyrénées les « alants » étaient répandus tout au long du passage de la tribu des Alains. Ces chiens ont formé plusieurs branches y compris le bouledogue espagnol au nord de l'Espagne.  

            Bien que la noblesse anglaise eût connaissance des « alants » français et espagnols, elle les appelait les « dogs » (« dogues » en écriture française), traduit tout simplement « chien », par opposition aux « hounds » (lévriers) avec lesquels elle préférait chasser. Depuis, le mot « dogue » s'est introduit en France et est devenu courant. Les chiens qui nous intéressent ont reçu une nouvelle appellation de « dogues d'Aquitaine », par le nom de cette province méridionale encore anglaise.            

            Même si la ville de Bordeaux pouvait être le témoin de combats de « dogues », elle n'était sûrement pas le centre de leur élevage. Plus tard, on rencontrera de tels chiens dans la région de Toulouse et d'Albi, qui appartenait à l'époque aux Anglais, mais qui côtoyait étroitement les domaines de Gaston III de Foix-Béarn.

            Il est clair que les Anglais ont influencé la situation des « dogues d'Aquitaine ». En même temps, ils ont mis à la mode la chasse avec les lévriers. D'autre part, ils ont emprunté la tradition franco-espagnole des combats de chiens.

            En même temps, les Anglais étaient frappés par la tête alambiquée (sophistiquée) d'une des souches espagnoles des « alants », notamment, le bouledogue espagnol. Et comme les variétés bringées et bringées à taches blanches chez ces chiens étaient devenues rares, les Anglais exportèrent sur les Iles Britannique ces « bouledogues » bringés comme une curiosité. Là-bas, ils étaient élevés comme pure race avec une tendance à typer excessivement les traits exotiques (le bulldog anglais actuel). Mais, ils étaient également croisés avec des mastiffs locaux.

            Avec une forte probabilité nous pouvons affirmer que les vieux bouledogues franco-espagnols ont influencé la formation des races en Angleterre. D'autre part, les « dogues » (bouledogues) français étaient parfois métissés par les chiens anglais, surtout par des mastiffs de l'époque ayant une tête de forme peu attrayante à nos goûts.   

            Durant les siècles suivants les « dogues » français ont subi également une série de modifications, car leur destination précédente de chiens de chasse avait changé. La révolution française de 1789 a abouti à des transformations profondes dans la société. La classe populaire n'a pas épargné les grands chiens représentant un signe de richesse et consommant beaucoup de nourriture au moment où le peuple français était réduit à la famine.

            « Alant gentil » a disparu. Ou, peut-être, a-t-il laissé un peu de son sang dans les lévriers de France qui ont disparu à leur tour, suite à l'interdiction de la chasse avec les lévriers. On sait peu de choses sur le destin de l'« alant vautre », qui, probablement, s'est métissé avec d'autres chiens locaux.

            C'est vraisemblablement l'« alant de boucherie » qui, étant le plus répandu, aura finalement formé le bouledogue plus récent qui aidait à traîner les charrettes avec les carcasses de viande jusqu'à la Première Guerre Mondiale.

            Nous pouvons aussi constater qu'à cette époque le nom de « dogue de Bordeaux » n'apparaissait nulle part. Ce type de chien avait l'appellation de « bouledogue ».

            Au début de XX siècle, le Professeur Kustler l'appelle déjà le « vieux bouledogue de France ». Car quelque temps avant, suite à d'innombrables magouilles dans le milieu de certains éleveurs de ces chiens, le vieux bouledogue a laissé la place à toute une série de bâtards qui n'avaient pratiquement pas une goutte de sang du vieux bouledogue !

            C'est justement là qu'une variété de petite taille est apparue. Elle représentait une branche dégénérée du vieux bouledogue à cause de croisements particulièrement mal réussis. Les fraudeurs qui ne savaient pas comment appeler ces petits chiens qui ne correspondaient pas à la tendance de l'augmentation de la taille des « dogues », et pour s'expliquer devant les acquéreurs potentiels, les appelaient les « doguins espagnols », bien que ces chiens n'eussent aucun lien avec l'Espagne. Paradoxalement, ces chiens ont trouvé également leurs amateurs. Aujourd'hui, la majorité des amateurs du petit « oreillon » – le bouledogue français – ne se rendent pas compte que celui-ci est un descendant direct, mais bâtardisé, de notre « dogue de Bordeaux ».

            Le Professeur Kunstler a effectué un travail véritablement héroïque pour reconstituer le type du vieux bouledogue de France. Il s'est battu sans cesse contre les défendeurs acharnés des bâtards, qui ne savaient rien sur l'histoire de la race.

            Il a proposé de recréer le vrai type du vieux bouledogue sur la base de rares sujets plus ou moins typiques descendants de vieilles souches et conformément aux anciennes gravures, dessins, statuettes et tableaux.

            Le Professeur Kunstler publie dans son recueil  L'analyse critique du Dogue de Bordeaux  les images des chiens les plus typiques.

            A la fin du XIXème siècle, peu avant l'époque du Professeur Kunstler, le Dogue de Bordeaux a acquis son nom actuel, inventé. A cette époque personne ne pouvait le contester, car peu de gens connaissaient la race. Pour prendre connaissance de cette curieuse histoire et aussi voir les images citées ci-dessus, je suis de nouveau obligée de renvoyer le lecteur vers le livre  Un dogue de Bordeaux.

            Il est curieux de savoir qu'en ce temps le Dogue de Bordeaux avait encore plusieurs couleurs, y compris bringée. Le chien « Prince noir », bien connu à l'époque, est représenté sur les images comme presque noir. Certains chiens avaient les taches blanches étendues sur la poitrine, le « collier » blanc et les « chaussettes » blanches. Le poil du bordelais n'était pas si court qu'aujourd'hui et était plutôt rude surtout sur le garrot et le dos.

            Finalement, le Professeur Kunstler a réussi dans son entreprise. Ses disciples et lui-même ont reconstitué la race selon leurs critères.

            Cependant, je dois faire à ce sujet une remarque contrariante. Le fait que le célèbre Professeur, créateur d'un standard détaillé ne puisse pas voir les conséquences de son travail gigantesque est finalement la meilleure des issues. Car son standard retravaillé par ses successeurs a survécu jusqu'à nos jours, mais la race dans l'aspect qu'il défendait et essayait de nous laisser, n'existe plus…

            Bien sûr, le type que nous avons obtenu grâce à la sélection nous plaît. De toute façon, nous n'avons pas connu notre bordelais autrement. Néanmoins, si nous nous efforçons de lire attentivement la description du « dogue de Bordeaux » de cette période, nous pouvons constater à quel point nous nous sommes éloignés du type initial en un peu plus de cent ans. Nous et nos prédécesseurs, avons tout fait à l'envers. Les traits que le Professeur d'anatomie a conseillé d'éviter se sont épanouis pleinement pour satisfaire les goûts actuels.

            En effectuant mes recherches, je suis tombée par hasard sur une sculpture parfaite du vieux bouledogue de France. Elle a été effectuée à peu près un demi-siècle avant les études du Professeur Kunstler par un sculpteur animalier, le Professeur de sculpture et d'anatomie Monsieur Pierre Louis Rouillard (1820-1881).

            Aujourd'hui, ce sculpteur nous est peu connu. Cependant, il était l'un des principaux maîtres parmi les artistes animaliers de son temps. Il a commencé sa carrière artistique en 1837, rentrant à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris où il est devenu l'élève de Jean-Pierre Cortot. Bientôt, lui-même est devenu professeur de sculpture et d'anatomie à l'École de dessin et de mathématiques (aujourd'hui, l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris) de l'année 1840 à 1881.   

            Il travailla sur les monuments prestigieux du palais du Louvre, de l'Opéra de Paris, du Tribunal de commerce de Paris, du Trocadéro et du Ministère de la Guerre, ainsi que de la fontaine Saint-Michel. Il a réalisé également vingt-quatre groupes d'animaux destinés à la décoration du Palais de Belerbeyi à Constantinople. Et beaucoup d'autres.

            Le succès de ses œuvres est dû à sa passion précoce (à l'âge de 15 ans) sur l'anatomie comparée qu'il a apprise au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris. Il est devenu le sculpteur de ce Muséum où il a reçu beaucoup de commandes à réaliser.

            Plus tard, il enseigna l'anatomie avec un tel succès qu'il fallut limiter le nombre d'auditeurs.

            Pour ses innombrables travaux en tant que sculpteur animalier, ainsi que pour la qualité de son enseignement, il fut décoré des Palmes Académiques et fit Chevalier de la Légion d'Honneur.

            Pourquoi m'attarder en détail sur la vie et l'activité d'un sculpteur qui nous semble n'avoir aucun lien direct avec le thème de notre discours ?

            Eh bien voilà ! Durant toute sa carrière, Pierre Rouillard chercha à reproduire avec exactitude les détails anatomiques des modèles vivants. Ainsi se distinguait-il profondément de ses collègues pour qui ces détails jouaient un rôle secondaire pour exprimer, à travers l'image de l'animal, des émotions humaines. Rouillard aspirait à reproduire de l'animal son apparence exacte et réelle. Cela l'a amené à se spécialiser dans la sculpture monumentale : il préférait réaliser ses sujets en grandeur nature et, même, colossale. Ses œuvres monumentales pouvaient être reproduites en fonte de fer et les plus petites - en bronze.

            Une des sculptures célèbres, l'étalon « Dollar », est une copie exacte du cheval anglais de course, étalon du haras de Fontenay. Sur l'image présentée on voit avec quels détails anatomiques, jusqu'aux veines amples, Monsieur Rouillard a traduit ce cheval réel (photo 1).

            Maintenant, revenons à la statue du « dogue » de France (de Bordeaux), pour laquelle j'ai été obligée de me déplacer à l'autre partie de France, notamment à Toulouse.

            Non loin du centre de la ville se trouve le Jardin des Plantes avec l'endroit culminant « Le Grand Rond », qui est un parc rond (comme son nom l'indique !), peu étendu, entouré d'un boulevard circulaire sur lequel convergent les rayons des rues.

            En 1865, à l'occasion de l'Exposition à Paris, où le sculpteur a présenté ses œuvres, l'administration de la ville de Toulouse a acquis deux statues de bronze « La Chienne et La Louve », provenant des fonderies Durenne, à Sommevoire en Haute Marne. Les statues furent envoyées à Toulouse et placées sur les deux côtés de l'allé menant de la fontaine centrale à l'une des entrées du jardin du Grand Rond (photo 2) et (photo 3), (photo 4) et (photo 5).

            Ces sculptures, réalisées en 1858, étaient connues aussi sous d'autres noms : « Loup étreignant sous sa patte un petit chien » et « Chienne dogue de forte race avec ses petits ».

            Les deux sculptures avaient un sens politique. La louve représentait la Prusse germanique de Bismarck, avide, qui voulait accaparer les provinces françaises l'Alsace et la Lorraine, ce qui est finalement arrivé après la défaite de l'empire français de Napoléon III pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871 (photo 6). Le dogue (photo 7) devait représenter la France fertile qui protégeait ses créatures du prédateur (photo 8), (photo 9), (photo 10).

            Ici, nous nous rapprochons étroitement du moment clef de notre histoire. Le « dogue » en bronze (photo 11), (photo 12) représente une copie exacte du véritable dogue (bouledogue) de France, existant approximativement un demi-siècle avant l'écriture des « Etudes critiques » par le Professeur Kunstler quand il fallait déjà rassembler les spécimens altérés des descendants décimés des célèbres chiens de combat de France pour la reconstitution de la race. 

            Mes chers lecteurs ! Regardez attentivement les photos que je vous présente. Vous voyez devant vous la sculpture d'un « Dogue de Bordeaux » authentique  !!! (photo 13), (photo 14).

            Chez nos « bordelais » actuels nous pourrions encore repérer certaines caractéristiques de ce célèbre ancêtre combattant (photo 15), mais aucune citation du standard, ni aucune comparaison affinée des traits ne peut démentir le fait que nous élevons aujourd'hui une toute autre race !


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Photo 1.

Photographie d’une sculpture, reproduite à partir d'un cheval réel montre une grande précision avec laquelle le sculpteur Pierre-Louis Rouillard a aspiré de reproduire les moindres détails anatomiques.
Photo 2.

L'une des quatre entrées dans le parc du Grand Rond et l’allée menant à la fontaine centrale où deux pièces de la composition "Le chien et le loup" se trouvent.
Photo 3.

Statues du dogue (bouledogue) français et de la louve sur les deux côtés de l'allée.
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Photo 4.

Vue générale de la statue de la chienne et de ses chiots.
Photo 5.

Vue générale de la statue de la louve avec un chiot volé.
Photo 6.

Louve, étreignant sous sa patte un petit chien.
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Photo 7.

Chienne protégeant sa progéniture.
Photo 8.

Tête de chiot hurlant.
Photo 9.

L'un des chiots.
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Photo 10.

Tête du second chiot.
Photo 11.

Sculpture du chien vu de face.
Photo 12.

Gros plan du "Dogue de Bordeaux" (bouledogue français ancien) - vu mi profil.
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Photo 13.

Gros plan de la tête du «Dogue» – vu de droite.
Photo 14.

Gros plan de la tête du «Dogue» - vu de gauche.
Photo 15.

Gros plan de la tête du «Dogue» - vu de face.